четверг, 8 января 2015 г.

0,1 % POUR LA PLANÈTE : 2. LEVÉE DE FONDS





0,1 % POUR LA PLANÈTE : 2. LEVÉE DE FONDS
(ébauche de texte introductif)

Il s'agit là de bien peu de choses. De débourser 0,1 % pour mettre en chantier un Centre de la Conscience planétaire. Un centre qui tenterait d'arrêter la dégringolade de l'humanité vers son anéantissement imminent (les prochaines décennies). Avec disparition concomitante de toute civilisation, de toute culture, de toute pensée, de toute émotion, de toute beauté, de toute poésie, de toute vie. Au mieux, dans le Système solaire. Au pire, dans l'Univers entier. Nous en sommes le seul et combien imparfait exemple connu de nous. Bon débarras ! diront certains sans choisir pour autant d'anticiper sur ce suicide collectif. Et si nous y étions les uniques dépositaires de tout esprit, de toute conscience, de tout amour ? demanderont certains autres. L'Univers redeviendrait-il matière inerte ? immense espace glacial sans âme peuplé de brûlots incandescents ? Qui sait. Mais même si ce suicide ne serait l'extinction que de notre seul îlot de conscience et d'esprit sur des millions d'autres îlots habités, même alors ne regretterions-nous pas la disparition de ce monde à nous, avec tout ce qu'il a déjà créé de merveilleux et tout ce qu'il peut encore produire ? Le monde de l'étoile Soleil, des infatigables phases de la Lune, de la planète Terre, où devraient régner sagesse, paix, amour, générosité, convivialité, joie de vivre, mais où, depuis que les humains existent, la folie, la guerre, la haine, l'appât du lucre, la désolation et la mort mènent encore le bal. Un millième de votre modeste revenu pour amorcer un tel virage est, convenez-en, un prix bien dérisoire. Quand on pense aux milliards dépensés pour l'extermination réciproque...

Fini 2014 ! On a commémoré le centenaire du début de la boucherie de 14-18 (9 millions de soldats morts !), les 75 ans du début du massacre dix fois plus « efficace » de 39-45 (62 millions de civils tués)[1]. Mais 2014 nous a aussi rappellé des épisodes qui ont marqué 1938, l'année de ma naissance[2]. Je ne suis ni millénariste, ni centenariste, mais ça m'a donné des frissons... Bref, la Troisième Mondiale n’a pas éclaté en 2014...  Il se peut toutefois qu'elle ne fasse que commencer en sourdine comme la précédente, les Russes d'Ukraine orientale jouant le même rôle de prétexte que jadis les Allemands des Sudètes. L’économiste Illarionov, un adversaire du régime russe actuel, vient d'affirmer devant le Parlement Européen que pour les propagandistes du Kremlin le conflit en Ukraine, qui, lui, a bien commencé en 2014, serait la Quatrième mondiale. Pour eux, la Troisième, c’était la Froide de 47-87...[3]  Nous voilà « rassurés » : On serait déjà en plein dans la Quatrième !

Edgar Morin nous avait prévenus : « Nous nous enfonçons dans un âge de fer planétaire. Les barbares, ennemis de l’humanité, sont aujourd’hui en activité éruptive; quand ils sont eux-mêmes en opposition, leur antagonisme contribue à accroître un manichéisme aveugle et haineux... L’issue catastrophique du cours des choses actuel est ainsi hautement probable »[4].



Troisième ou Quatrième, elle frappe à notre porte. En 2015 ou en 2025, elle sera là. Resterons-nous les bras croisés ? Jouerons-nous à la roulette russe ? Nous jetterons-nous à corps perdu dans la mêlée ? Verserons-nous du gasoil sur le feu ? Nous shooterons-nous, nous bourrerons-nous la gueule, ou les deux, histoire de penser à autre chose... ? Libre à chacun de choisir...

Même s'il n'y avait que cela, ce serait déjà beaucoup trop. Or, il y a plus.

Le réchauffement climatique avec ses inondations des vallées et des côtes. La disparition de la diversité biologique, l’extinction de milliers d’espèces animales et végétales. La déforestation. La désertification. (Où est donc passée la mer d’Aral ? À quand le tour de la Caspienne, du Léman, du Baïkal et des Grands Lacs des USA ?) La pollution des cours d’eau, des lacs et des océans, plus farcis aujourd'hui de plastique que de planctons... Et l’air nanotoxique de nos villes. Et la pitance pesticide dans les assiettes de nos enfants. Et caetera, et caetera...[5]

La place me manque pour parler de deux autres fléaux : 1) l’opulentisation éhontée des plus riches et la paupérisation généralisée des plus pauvres, et 2) le gaspillage éhonté et la dilapidation généralisée des richesses et des ressources d’ores et déjà « empruntées » à la nature alors que tant d'humains manquent de tout. Sans parler de l’incurie, l’ignorance, l’inculture, du vandalisme qui détruisent à qui mieux mieux le patrimoine matériel, cognitif, culturel, artistique de nos ascendants, un patrimoine dont n'hériteront pas nos descendants...[6] Beau résultat pour la civilisation la plus évoluée que nous connaissions dans l'Univers !

Pourtant il y a longtemps qu'on nous avait prévenu : « La dégradation de la biosphère se poursuit, dénoncée depuis 1970 par le Club de Rome, alors qu'une conscience écologique met beaucoup de temps à se répandre. Le réchauffement climatique s'accompagne de la mise en péril de la vie océanique, la diminution de la biodiversité animale, l'accroissement des pollutions urbaines et celle de l'agriculture industrielle qui multiplie les pesticides, appauvrit les sols et souille les nappes phréatiques... »[7]

Alors que faire ? Nous en moquer à la Louis XV (« Après moi le déluge ») ? Nous goinfrer de caviar, de saumon et de foie gras, même pollués, tant qu’il y en a ? Piller les garde-manger et les garde-robes de nos voisins mieux nantis ? Migrer vers des lieux plus hospitaliers, en en chassant les autochtones ? « Je pose toutes ces questions auxquelles personne ne répond »[8]

Mais bon, admettons qu’on en réchappe. Que le Père Noël nous fasse cadeau d’encore dix-vingt-trente années de paix mondiale, trente-quarante années de répis écologique. (Au prix, quand même, de quelques escarmouches locales en Afrique, Asie et Océanie, de quelques tchernobyles et foukoushimas avec leur petites dizaines de milliers de victimes directes/collatérales. — Car ça n’arrive qu’aux autres, n’est-ce pas ?... Tchernobyl, ce n'est pas en Île de France...)

Qu'est-ce que cela changera ? Ça nous donnera peut-être un peu de temps pour nous y reconnaître et nous y préparer. Car la déflagration est inévitable... Et plus elle tarde, plus elle sera violente...  Alors ?  Prolonger la pause ? S'abîmer dans l'abîme ?



Quant à moi, je choisis la fin de la pause. Le réveil. Il nous faut nous préparer...

Nous préparer, à quoi au juste ? — À ÉVITER L’INÉVITABLE. — Comment cela ? — EN CHANGEANT LA DONNE ET EN INSTAURANT UNE CONSCIENCE PLANÉTAIRE. — Avec quelle chance de succès ? — À VOUS DE JUGER — ET DE PARTICIPER.

Ce projet de financement participatif s’appelle

0,1 %  POUR LA PLANÈTE

et vise à lever les fonds nécessaires pour mettre en chantier tous ensemble un autre projet plus ambitieux, celui d’un Centre mondial de réflexion et d'action pour l'instauration d'une conscience planétaire. La conscience planétaire consiste à se poser les trois questions existentielles de Gauguin.


« D'où venons-nous ? Que sommes-nous ? OÙ ALLONS-NOUS ? », toile de Paul Gauguin (1897-1898)
Musée des Beaux-Arts de Boston (Etats-Unis)


Edgar Morin a répondu grosso modo, dans sa Méthode, aux deux premières questions. Reste la plus difficile, la seule qui dépende encore de nous et dont dépend notre avenir et celui de tous les humains. C'est maintenant ou jamais...

Une première ébauche de cet autre projet figure dans les Annexes affichées ici. Le lecteur y trouvera également nos avant-projets de statuts et de quelques documents de travail, ainsi que des extraits des ouvrages dont nous nous sommes inspirés.

Certes, nos débuts seront forcément modestes. Mais il est grand temps de faire le premier pas. Plus tard sera trop tard.

Nous demandons donc à ceux qui se considèrent avant tout comme de vrais citoyens de notre planète et aimeraient encourager notre initiative, non seulement d’y investir leur obole, mais encore et surtout, s’il le souhaitent et le peuvent, de s’investir personnellement dans la préparation du grand projet de Centre, voire dans sa mise en œuvre.

Nous leur proposons en conséquence :
         • de nous consacrer une somme modique correspondant grosso modo à 0,1 % de leur revenu/bénéfice annuel (soit, en arrondissant, 18 euros pour qui n'a que le SMIC, 1800 pour un revenu équivalant à 100 SMICs). Le nombre de contributeurs et leur égalité en droits nous importent plus, à ce stade, que le montant total
         et, en contrepartie (la même pour tous), nous les invitons
         • à devenir membres-cofondateurs actifs du Centre, ayant voix au chapitre lors de la rédaction et de l'adoption définitive du grand Projet.
         Quant à ceux qui ne tiendraient pas à participer aux débats, ils seraient admis comme membres-cofondateurs passifs avec, bien entendu, la possibilité de devenir membres actifs dès qu'ils le voudront.

Il va de soi que ces 0,1 % (montant projeté de la cotisation annuelle de chaque membre) ne sont qu’un ordre de grandeur et que — un de nos principes de base étant la confiance (cf. Valeurs intangibles) —, personne ne leur demandera d'en justifier le montant. Naturellement, personne non plus ne leur interdira, s’ils le désirent, de verser plus.

Nous fixons le montant à atteindre à 9999 euros, pas un de moins, et le délai à 66 jours. Cela nous permettrait, espérons-nous, d'obtenir la collaboration d'un nombre suffisant de membres et de réunir la somme indispensable pour un démarrage sans problème de nos activités.

Cet argent servira, entre le dépôt des statuts provisoires de l'association à la préfecture et la première Assemblée générale, à doter le Centre d'un bureau équipé du matériel minimal indispensable, à rémunérer les services de un ou deux employé(e)s à temps partiel: un(e) webmestre et/ou un(e) secrétaire, et à financer l'AG. Le solde, s'il est positif, servirait à acquérir les ouvrages les plus nécessaires à l'activité du Centre. Et c'est l'Assemblée générale qui adoptera les statuts définitifs et décidera du déroulement de ses activités ultérieures.

En cas d'échec, chacun récupérera sa contribution.

(Le lecteur perspicace aura compris que nous lançons en même temps un nouveau type de crowdfunding, le financement participatif « toute proportion gardée », combinant les principes du don et de la dîme — en l'occurence, de la « millîme » — qui permettra à tout un chacun, du plus riche au plus démuni, de peser d'un même poids dans la balance des contributeurs.)

Pour contribuer, munissez-vous de votre Avis d'impôt 2014, trouvez-y la rubrique «Revenu imposable», notez le chiffre trouvé, ajoutez-у éventuellement vos revenus exonérés en France en provenance d'organismes internationaux, missions diplomatiques ou consulaires, divisez le total par 1000 et arrondissez le résultat à 1 euro près.
Puis faites un chéque à...   un virement à... [à concerter avec l'opérateur du crowdfunding]

Dessins au crayon de N. S. Mouravieff (1904-1965)

NOTE POUR QUI N'A PAS LU LE SOUS-TITRE et l'AVERTISSEMENT :
Ceci n'est qu'un projet de projet affiché pour en débattre dans vos commentaires ci-dessous. Le projet de financement sera proposé à un site professionnel quand le débat sera clos.



[1] Données trouvées dans Wikipedia.
[2] Voir ici qui je suis et qui je représente.
[3] Andreï  Illarionov, « Comment arrêter la guerre ? » (Intervention au Parlement Européen, Bruxelles, 19 novembre 2014)
[4] E. Morin, La Voie, 2012, p. 44. Tout l'Avant-Propos (p. 23-56) est à lire ou à relire.
[5] Cf. E. Morin, La Voie, 2012, p. 127-133
[6] S. Hessel, E. Morin, Le chemin de l'espérance, 2011, p. 13
[7] E. Morin, P. Viveret, Comment vivre en temps de crise ? 2010, p. 22-23.
[8] B.Vian (le déViant), « Je bois » (modifié).

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